Le blog de Pierre Auguste
Editos

Le blog de Pierre Auguste

Primat de l'Individu

 

 

En nos temps de pléthore communicationnelle, nul ne peut à la fois exercer un métier et prendre connaissance de tout ce qui s’élucubre en ce monde.

Par les rubriques nécrologiques des magazines on découvre les mérites de nombreux individus dont on ignorait l’existence.

Pierre-Antoine Delhommais nous a recommandé, dans Le Point, de lire Ayn Rand, trente-cinq ans après sa mort. Au rythme auquel se succèdent les êtres humains, je n’ai aucune chance de combler mes lacunes.

Il n’est pas étonnant que je ne connusse cette intellectuelle ni d’Ève ni d’Adam-ni d’Aristote ni de Nietzsche-ni de Gary Cooper ni de Clint Eastwood.

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Dernières Nouvelles Du Roseau Parlant

 

Les dernières parleries des bons esprits sur le langage, remettent en mon mauvais esprit de vieux souvenirs qui cadrent un peu le débat. Je devrais plutôt dire le combat, entre les diverses doctrines irréductibles qui s’affrontent en notre société d’aujourd’hui.

À ma gauche les partisans de l’égalité par l’appauvrissement du vocabulaire et l’éradication du parler bourgeois. À ma droite les zélateurs du néologisme et de la pensée exogène. Un peu partout, en des milieux et écoles divers, règne la multitude des conservateurs du bel canto linguistique, généraliste ou spécialisé, universel ou régionalisé. Nous laisserons le lecteur faire tous rapprochements utiles.

J’avais un chien intelligent. Il connaissait deux-cents mots. Il était attentif à tout ce que je faisais et disais. Il me comprenait à demi-mots. Il prévenait tous mes désirs. Après avoir goûté sa soupe il venait remercier en remuant la queue et repartait pour l’engloutir. Il aimait les enfants. Il était heureux. Il n’avait qu’un seul défaut, il ne supportait pas ses congénères et ne voulait pas en démordre quand il avait réussi à en croquer un.

Toute ressemblance avec des adeptes du pédagogisme ne serait que pure coïncidence 

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L'Europe En Marche

 

L’Europe fut d’abord à dominante romaine puis carolingienne. Elle existait, encore et déjà, au temps des lumières. L’Europe de l’intelligentzia parlait alors notre langue et appréciait notre littérature. On en trouve des preuves dans la correspondance de Voltaire qui donne une idée de ses évolutions, ou des invariants, depuis deux siècles et demi.

Les relations n’étaient pas toujours de tout repos, entre les états qui guerroyaient, ni entre les individus qui discouraient. Dans une lettre du 24 avril 1744, Voltaire épingle joliment « l’orateur hollandais qui dit rarement ce qu’il faut dire, et qui vous fait toujours dire ce que vous n’avez pas dit. » Le langage diplomatique et le politiquement correct Européen n’étaient pas encore dans les pratiques courantes des intellectuels.

Après deux guerres mondiales dévastatrices l’Europe de l’Ouest voulut organiser la paix. Elle dût laisser en chemin cette part d’elle-même qui de gré ou de force se « rangea » sous l’impérium soviétique.

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Très Chers Sectateurs Et Sectatrices

 

C’en est fini de l’ère quaternaire.

Nous voici en l’an premier de l’ère macronienne.Les correcteurs d’orthographe ignorent encore le mot. En attendant que l’académie en revienne à la lettre M pour le canoniser, les plumitifs se contenteront de le canonner. Désormais rien ne sera plus comme avant.

Les discours politiques récents remettent pourtant en mémoire ce trait de Voltaire qui fut dans sa correspondance l’un des plus vaillants de nos canonniers littéraires :

« Quiconque est d’une secte semble afficher l’erreur. On dit un platonicien, un épicurien, un cartésien pour caractériser des aveugles qui marchent sous la bannière d’un borgne. On ne dit point un euclidien, un archimédien parce que la vérité n’est pas une secte. »

Voilà en trois lignes jaugés les sectaires, éborgnés les philosophes, révérés les scientifiques, habillé le philosophe et homme de sciences Descartes mais trop tard pour lui permettre d’affronter le froid suédois.


Et voici chaussés pour leur marche les suiveurs du benjamin de nos sauveurs politiques. Cette belle économie des moyens pourrait inspirer nos néo ministères dépensiers !

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Bonheur Sous Condition De Ressources

 

Quiconque a un peu vécu sait que le cerveau est le lieu de dilection de « cet amour tendre, purement spirituel », qui pousse le politicien à vouloir faire le bonheur de l’humanité.

De quoi te plains-tu camarade ? Tu vis dans un beau pays. Certes l’argent n’y fait pas le bonheur. Mais les hommes y naissent et vivent égaux en droits. Et les politiciens y veulent faire ton bonheur.

Hélas, le malheur veut que les politiciens fassent souvent le contraire de ce qu’ils croient faire. Ils ignorent, ou ont oublié depuis longtemps, ce que Voltaire disait de lui-même : « Le matin je fais des projets, et le long du jour je fais des sottises. »

Ces étourdis ne pensent jamais à toutes les conséquences de leurs promesses et de leurs actes. L’exécution appelle leurs repentirs inspirés par la peur récurrente d’enrichir trop de monde et la volonté farouche de ne pas augmenter le coût de la pauvreté.

C’est ainsi que les bonnes œuvres sont bien vite mises sous le boisseau des conditions de ressources. C’est pourquoi les classes moyennes sont maintenues dans la médiocrité. Et c’est par là que s’étiolent les grands desseins.

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Le Marché des Statuts

 

Il manque aux jeunes gens qui nous gouvernent d’avoir bourlingué sur les océans des réalités. Mais ce ne sont là que paroles inaudibles par les jeunes loups politiques.

On n’apprend pas dans les écoles, ni dans les livres, ni dans les débats partisans qu’il est scabreux de confier un même travail à des gens de statuts différents.

On apprend par la vie que chaque profession procède à peu près de la même manière pour asseoir son emprise. Elle acquiert d’abord un savoir faire incontestable. Elle en organise son enseignement et délivre un diplôme que, par la loi ou par la pratique, elle parvient à rendre obligatoire. Ainsi se ferme l’accès à la profession et tendent à s’établir des exclusivités en faisant appel au numerus clausus, au droit d’entrée, à la cooptation.

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Fondamentaux et Politique

 

Depuis plus d’un tiers siècle on nous bassine avec les fondamentaux de l’enseignement.

On n’a pu trouver mieux et plus reconductible pour entretenir le « bashing » du gouvernement, nourrir les rêves de prospérité des relégués de la société, abonder les programmes électoraux. Et harceler les élèves par ce qui devrait être un plaisir.

Il est dérisoire pour la politique de s’immiscer dans les réalités de l’exécution. C’est au niveau de chacune des classes que s’obtiennent les résultats qui tiennent plus de la qualité des maîtres et maîtresses que des idées issues de la pensée béotienne, du pédagogisme théoricien, de doctrines en vogue.

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